La chapelle de l’Ormette

À partir d’une « histoire-type », une Piéta est découverte au début du XVIe siècle dans un ormeau (d’où le nom de l’Ormette), sur ce lieu, s’installe une dévotion mariale, qui reçoit en 1601, une belle chapelle et une hôtellerie destinée à accueillir les nombreux pèlerins. 

Dans la vague de la Contre-réforme, au XVIIe siècle, le culte à Notre-Dame de l’Ormette, connaît une certaine importance. Les pèlerins affluent. La période révolutionnaire suspend les pèlerinages. Le 12 octobre 1795, la destruction de la chapelle est décidée. 70 ans plus tard, en 1863, dans le contexte de l’Ordre Moral, l’archevêque de Toulouse bénit la première pierre de l’actuelle chapelle qui sera achevée en 1868. 

Arsène Robert, né à Rieumes, peint l’intérieur, Monsieur Derrac  et Monsieur Périssé construisent le portail dans le goût néo-roman avec des chapiteaux en terre cuite moulée. Les deux grands tableaux réalisés également par Arsène Robert  en 1854, étaient auparavant à l’église paroissiale. 

La chapelle présente à la fois un aspect extérieur très traditionnel avec son clocher mur et une décoration intérieure typique du style Saint-Sulpicien. L’édifice présente un réel intérêt architectural, évoquant à la fois une antique tradition mariale et la décoration religieuse de la seconde partie du XIXe siècle.